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Descente de Loire 1992

Retrouvez dès aujourd'hui la Nouvelle Édition du livre De la CiBi à l'Humanitaire…

 

Découvrez les extraits et photos de cette épopée du monde la radio communication de loisir…

 

Le premier réseau social…

 

De la Cibi à l’Humanitaire… Extraits chapitre « Les copains à bord » Descente de Loire en radeau / p.45

 

De galères en galères. Les pannes radio se multiplient toute la journée. Coupure du câble coaxial d’antenne sur un véhicule, micro-HS sur le radeau, le fusible du poste installé sur le bateau assistance n’arrêtant pas de griller, problème de masse. Les Cibi portables n’ont plus d’accus, pas assez rechargés dans la nuit, le groupe électrogène étant arrêté pour la tranquillité.

 

Digoin est encore à une vingtaine de kilomètres, c’est le lieu de RDV pour débarquer les deux femmes et enfants qui nous ont accompagnés.

 

Ces personnes doivent être récupérées par un véhicule qui les ramènera à Orléans.

Le temps passe, l’étape Digoin est dure à atteindre ; Papounet, en véhicule éclaireur, y arrive vers 20 h 30. Il est contact visuel avec le véhicule de rapatriement des femmes.

 

Des appels sont lancés sur la fréquence assistance, le canal 17 est encombré de QRM.

À la demande de Papounet, nous passons en modulation B.L.U sur une fréquence de dégagement.

Nounours, alias Pascal, notre opérateur radio CROC sur le radeau, nous annonce qu’ils sont à environ une dizaine de kilomètres de la ville étape.

 

La nuit est tombée, il est bientôt 23 h 00, les deux véhicules d’assistance sont maintenant réunis avec celui qui fera le rapatriement.

Au loin, sur le fleuve, nous apercevons les lumières vertes et rouges de l’accastillage du radeau.

Papounet signale notre position par le tirage d’une fusée de détresse.

Le radeau vient de répondre avec son gros projecteur.

 

23 h 45 : le radeau est amarré à Digoin.

 

Les « au revoir » sont faits, la nuit est réparatrice, mais une forte averse nous surprend.

Sous une pluie battante, le radeau est reparti, mais les ennuis continuent.

Côté véhicules assistances, une surchauffe se produit, une durite est hors service, c’est celle du radiateur qui vient de lâcher ; une boîte de vitesses est récalcitrante pour le fourgon logistique, la première ne passe plus et la marche arrière saute.

 

Un appel est lancé en fréquence, nous prévenons le radeau qui lui, continue sa descente.

Nos contacts radio sont suivis par des cibistes du coin qui se proposent de nous aider.

La solidarité est payante, le premier véhicule est réparé, côté fourgon, rien à faire, la boîte restera comme cela et pourvu que…

 

Decize/St-Légers des Vignes : arrivés au barrage, nous avons parcouru 85 km depuis le départ jeudi dernier ; il nous reste une semaine pour finir le périple, nous sommes en retard sur le temps prévu, cependant nous ne désespérons pas.

La pluie ne nous quitte pas ! Pour passer le barrage, le radeau va être sorti de l’eau ; équipé d’un système de roues, il sera hissé à l’aide des véhicules assistances, puis tracté sur le chemin de halage et remis à l’eau pour la continuité de l’expédition.

Quatre cents mètres à parcourir, six heures de travail sont nécessaires pour passer l’obstacle…

La nuit est courte et nous sommes trempés jusqu’aux os

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Reporter Photographe professionnel, depuis 17 ans. Une expérience partagée à travers des reportages traitants des sujets les plus divers…

 

J'aime particulièrement le travail en grande plage dynamique…

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